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ON EN A PLEIN LE DOS

Homo conardus

Atlas, fils de Japet et de Thémis, suite à sa défaite dans la guerre des Titans (ils avaient attaqué Zeux et les dieux de l’Olympe, faut être un peu con quand même) est condamné à porter sur ses épaules la sphère céleste. Moi, j’ai toujours cru que c’était le Monde qu’il portait sur son dos. Mais non !

À l’époque, personne ne savait que la terre était ronde, donc c’est bien la sphère céleste que Zeux lui a fait porter. Sauf que dans l’Antiquité, « le monde » signifie « la sphère céleste » ! Et, donc, quelques siècles plus tard, lorsque Galilée déclarera que notre Terre est une boule, il ne fera que rabâcher ce que les anciens Grecs avaient pressenti.

Et Le Chat, quatre siècles après Galilée, affirme, lui, que notre terre a perdu la boule. Et il s’en émeut. Et, tel Atlas in illo tempore (comme disent les Grecs qui parlent latin), il lui semble qu’il doit porter sur les épaules toute la connerie humaine. Et il en a plein le dos. Allez, là-dessus, allons boire un verre d’eau du robinet.

— Philippe Geluck en scène —